Le journaliste agit comme un miroir. Il nous donne à voir, à prendre la mesure de tout ce qui nous entoure. Notre sensibilité fait le reste.
Lorsque le journaliste prend l’initiative de tout rassembler, le miroir devient mémoire. Nos souvenirs se réveillent, nos passions se ravivent et nos émotions rajeunissent.
Henri ESTEBE n’a pas hésité à rafraîchir notre mémoire. Dix ans de regard journalistique sur le quartier de la Belle de Mai compilés dans un recueil qui, n’en doutons pas, servira de repère à tous ceux qui voudront comprendre.









Lisette NARDUCCI
Maire de secteur
Vice-présidente du Conseil Général des BduR
Marie-Claude BRUGUIERE
Présidente des Commerçants de La Belle deMai




Qu'ai-je fait de ma vie ? C'est une façon un peu trop optimiste de se poser la question. Ne devrais-je pas plutôt me demander ce que la vie a fait de moi ?
C'est vrai. On se nourrit trop souvent de l'illusion de mener une existence professionnelle à sa guise. Alors qu'on ne fait que se plier le plus souvent aux sollicitations et aux circonstances. Certes, je me suis rarement dérobé aux "aventures de la plume" qui se présentaient sur mon chemin. Mais ce que j'assimilais à de grandes libertés n'était en fait qu'une forme moderne d'esclavage...Ce que j'ai fait de ma vie professionnelle, je vais néanmoins essayer de le dire en quelques images découvertes au fond des tiroirs...Mais je tiens à déclarer au départ, ou plutôt à l'arrivée...que j'espère faire mieux la prochaine fois...
J'ai écrit pour trois ou quatre revues sportives ou culturelles, j'ai disséminé quelques bons milliers d'articles à travers le Midi-Libre et un peu plus tard La Provence. Voilà mon bagage, il n'est pas très extraordinaire.
Pourtant mes meilleures découvertes, ce n'est pas à l'histoire de France que je les dois, mais au sport, qui est une grande passion. Dans une époque forcenée où il faut travailler plus pour gagner plus, je lui dois les découvertes les plus instructives, les plus chaleureuses expériences, ainsi qu'une prodigieuse leçon de chose, doublée d'un cours de géographie.
Si je cherche du solide, autour de moi, je ne le trouve pas dans les murs d'une maison, ni les meubles, ni même une belle voiture, mais plutôt dans les êtres. L'amitié ou l'amour voilà notre vraie maison.
Et je ne supporte pas d'entendre le bruit d'une porte et d'un coeur qui se ferme...
H.E.